Speech: Donation of Two C-208 CESSNAs

Friday, May 11th, 2018
Yaounde Air Base

Excellence, Monsieur le Ministre délégué chargé de la défense, Joseph Beti Assomo ;

Monsieur le chef d’état-major, le général de Corps d’armée, René Claude Meka ;

Monsieur le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de brigade Jean Calvin Momha ;

Honorables dirigeants de la communauté militaire et invités ;

Mesdames et messieurs,

Je suis heureux d’être ici aujourd’hui pour marquer cette importante occasion : celle du transfert de deux avions de surveillance Cessna, de fabrication américaine, à l’armée de l’Air camerounaise.

La relation entre les États-Unis et le Cameroun est forte. Notre coopération militaire joue un rôle essentiel dans la région.

Depuis 2014, le Cameroun et ses partenaires du Bassin du lac Tchad, le Nigeria, le Niger et le Tchad, sont engagés dans une lutte acharnée contre Boko Haram et l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest.

J’aimerais également saisir cette opportunité pour mettre en exergue que dans nos multiples efforts visant à soutenir les pays du Bassin du Lac Tchad, nous avons trouvé d’excellents partenaires dans des pays comme la France et le Royaume-Uni, sans oublier l’Union européenne et la Banque mondiale.

Notre volonté est de continuer à collaborer avec vous pour aider au retour de la paix dans le Grand Nord, dans les pays du Bassin du Lac Tchad et à travers le monde.

L’extrémisme violent constitue une menace pour nous tous, pour notre stabilité et pour notre sécurité. Nous devons rester vigilants afin de ne pas laisser l’idéologie radicale des terroristes manipuler nos idéaux communs.

En parlant d’idéaux communs, je veux dire non seulement repousser un ennemi déterminé et désespéré, mais le faire de manière à ne pas aliéner la population locale.

À cet égard, le Cameroun constitue un modèle de coopération efficace entre l’armée et les habitants du Grand Nord pour assurer leur sécurité.

Les efforts fournis par le Cameroun pour collaborer avec les États-Unis et des organisations internationales crédibles en matière d’offre de formation sur les droits de l’homme, sur le respect du droit des conflits armés et sur le contrôle de l’armée par des civils méritent tout particulièrement d’être salués.

Nous savons que les succès militaires sont éphémères si d’autres facteurs ne sont pas pris en compte.

Bénéficier de l’adhésion de la population à vos côtés, traiter les ennemis capturés avec humanité, pourvoir aux besoins des réfugiés et des déplacés internes, et développer des mécanismes permettant d’accueillir les transfuges de Boko Haram et les réintégrer au sein de la société sont des mesures extrêmement importantes.

En outre, nous savons que les solutions militaires – même en intégrant ces facteurs généraux – ne suffisent pas à elles toutes seules.

Le Grand Nord et la Région du Bassin du Lac Tchad ont besoin de programmes sociaux, d’emplois et de développement économique pour parvenir à une paix durable.

Monsieur le ministre,  je sais que vous m’avez rassuré à maintes reprises que les  équipements et le soutien fournis par les États-Unis ne seront utilisés que dans le respect strict des termes de l’accord.

Vous m’avez assuré que les équipements fournis par les États-Unis ne seront pas utilisés à d’autres fins, dans d’autres conflits.

Je voudrais déclarer que nous sommes conscients que le Cameroun fait face à des difficultés dans d’autres parties de son territoire.

Mardi, j’ai assisté à la cérémonie d’ouverture du dixième anniversaire du Conseil des imams et des dignitaires musulmans du Cameroun à Yaoundé, sous la présidence du Coordonnateur général dudit Conseil, l’Imam Moussa Oumaru.

Le thème de la conférence de trois jours portait sur un concept auquel nous pouvons tous y penser et mettre en pratique au quotidien : La Conférence internationale sur l’Islam – Paix, unité nationale et vivre ensemble.

Ce thème sur la paix, l’unité nationale et le vivre ensemble est un idéal qui s’applique à tous les Camerounais, pas seulement aux musulmans, mais également aux chrétiens, aux populations ayant comme croyance la tradition et aux personnes qui ne croient pas.

Mr. Minister, French was the language of my father, but I am ashamed to say I speak it with some difficulty.

Allow me to switch into my mother tongue.

With respect to tensions in Anglophone Regions, we have consistently called for an end to violence and urged all sides to initiate a broad-based dialogue, without pre-conditions.

We Americans hold very close to our hearts the First Amendment to the U.S. Constitution, which protects freedom of speech.

But we condemn hate speech and calls to violence such as that emanating from a very tiny minority of Cameroonian-born individuals living in the United States.

The fact is, whether they agree with the government here or not, and many of them do not, the vast majority of the Cameroonian diaspora living in the United States – Anglophone or Francophone – are peaceful.

They are incredibly constructive and proud members of society.  And we value – I personally value – their contributions.

Mr. Minister, ladies and gentlemen:  let me get back to the subject at hand.

The Cameroon C208 Cessna Program is valued at approximately 24 billion CFA, or 4.3 million dollars.

That seems like a lot for two little planes, but it is much more than that.

These surveillance aircraft represent a new link in the chain of our excellent cooperation, and have the potential to improve the safety and effectiveness of Cameroon’s fighting forces.

Flying day or night, throughout the Far North, they can provide real time information, through video and photograph, as well as through radio communications, to both national decision makers and to operational commanders.

We are also pleased that the Cameroonian government accepted a U.S. CESSNA Program Liaison Officer and Air Advisor to work side by side with Cameroonian Air Force officials in their headquarters within the Ministry of Defense.

This is another first in the history of U.S.-Cameroon security cooperation.

Carolyn Carroll, or C2, as we call her, is helping Cameroon develop an effective ISR architecture, a larger logistics infrastructure, and an improved system for air-ground integration.

C2, could you stand up and let everyone have a look at you.  Thank you.

I would also like to recognize Lieutenant Colonel Kevin Koerner, our head of the Office of Security Cooperation.

Thank you, Kevin, for everything you do.

C2 and Kevin have assured me that the United States is providing these Cessnas as part of a total package approach, which includes the training of pilots, equipment operators, and maintenance personnel.

We provide spare parts and on-the-ground technical support.

We also provide a host of associated training concerning the safe operation of the aircraft in flight, which will maximize its operational usefulness as part of a national intelligence architecture.

This ceremony today is one more step in a long process of training, equipment delivery, installation, and certification events, which will proceed over the next several months.

The United States looks forward to continuing to work alongside our Cameroonian partners to ensure that these aircraft are smoothly and safely absorbed into the Air Force inventory.

They should contribute to ongoing combat operations in the Far North and help keep Cameroon safe.

They should also contribute to Cameroon’s increasing ability to share trans-border ISR with Lake Chad Basin partners of the Multi-National Joint Task Force.

It’s clear that the trajectory of U.S. security assistance augments Cameroonian soldiers’ effectiveness.

Let us endeavor to help be a part of a world that lives in peace and in harmony.

Mr. Minister, Ladies and Gentlemen, thank you very much.

Long live the cooperation between the United States and Cameroon.

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by

Ambassador Peter Barlerin