Discours au séminaire en ligne de « Un Monde Avenir » à l’occasion de la Journée Internationale des Droits Humains

Discours au séminaire en ligne de « Un Monde Avenir » à l’occasion de la Journée Internationale des Droits Humains
Chargé d’Affaires, a.i. Matthew J. Miller
9 décembre 2020

Distingués invités
Mesdames et messieurs

J’aimerai commencer par remercier Monsieur Philippe Nanga, le coordinateur de l’organisation Un Monde Avenir, qui a bien voulu nous inviter à cet évènement fort important qui commémore une journée importante, celle qui marque l’engagement collectif du monde en faveur des droits humains. Les États-Unis ont été fondé sur les idéaux de démocratie, de liberté individuelle et d’égalité en matière de protection dans le respect de l’État de droit. Nous accordons une grande importance aux droits humains. Notre nation n’est pas parfaite- nous avons parfois eu du mal à tenir cet engagement – mais nous continuons à nous efforcer de réaliser ces idéaux car nous savons qu’ils rendent notre pays plus fort; et nous recherchons la même force pour nos partenaires.

Le Cameroun est aujourd’hui confronté à plusieurs menaces internes qui portent atteinte à sa stabilité. La crise dans les régions anglophones, la résurgence des groupes terroristes dans l’Extrême-Nord, et la présence des groupes criminels le long de la frontière avec la RCA favorisent les violations des droits humains par divers acteurs. Dans le même temps, les politiciens et les acteurs de la société civile ont de moins en moins la capacité d’agir de façon opérationnelle, ce qui porte atteinte aux libertés comme la liberté d’expression et la liberté d’association.

À l’ambassade des États-Unis, nous considérons les droits humains comme une priorité et nous utilisons tous les outils possibles pour les faire progresser au Cameroun, comme nous le faisons partout dans le monde. Au niveau bilatéral, nous plaidons auprès de nos partenaires du gouvernement camerounais pour que plus d’actions soit menées pour renforcer la prévention et amener les auteurs de violations des droits humains à répondre de leurs actes. Les échanges sur ces questions ne sont pas toujours faciles, mais nous avons un partenariat solide avec le Cameroun et les vrais amis sont disposés et capables d’avoir des conversations difficiles. Nous plaidons aussi pour la responsabilité dans des cadres internationaux, comme les Nations Unies, et souvent en parlant d’une même voix  avec d’autres missions diplomatiques qui partagent nos objectifs.

Nous passons par l’aide étrangère pour promouvoir les droits humains. Nous sommes le plus grand donateur d’aide humanitaire au Cameroun et nous fournissons une assistance vitale aux groupes vulnérables et aux personnes touchées par les conflits. C’est dans cette optique que nous finançons des organisations partenaires qui dans leur travail appliquent une approche basée sur les droits humains – une approche qui voudrait que les communautés affectées soient les décideurs dans l’élaboration des programmes d’assistance. Les programmes d’aide humanitaire et autres, comme nos actions de lutte contre le VIH / SIDA, contiennent généralement des éléments de «protection» qui aident à prévenir les abus contre ceux qui bénéficient de l’aide et incluent des dispositions spécifiques pour garantir que l’aide atteigne les groupes marginalisés et vulnérables.

L’appui aux projets liés aux droits humains est un autre élément important de notre aide étrangère. Grâce aux différents programmes de financement de l’ambassade, nous accordons de petites subventions à des ONG locales – comme Un Monde Avenir – pour mener des actions visant par exemple à accroître la participation politique, renforcer les capacités des défenseurs des droits humains et répondre aux besoins des groupes marginalisés tels que les personnes handicapées ou les victimes de la traite des êtres humains. Nous finançons également les projets qui cherchent à limiter les conflits favorisant les abus. De même, notre assistance sécuritaire est motivée par l’objectif de professionnalisation des militaires, de promotion de la responsabilité et de développement des capacités d’interopérabilité avec l’armée américaine. Nos programmes de formation incluent toujours des éléments relatifs aux droits humains, et la loi des Etats-Unis exige que ceux qui reçoivent notre aide en matière de sécurité soient examinés pour les abus commis par le passé.

Un autre élément essentiel de notre soutien aux droits humains est l’engagement du public. Comme toutes les ambassades des Etats-Unis dans le monde, nous publions chaque année des rapports annuels méticuleux, factuels et objectifs, qui décrivent l’environnement des droits humains. Ces rapports, ainsi que des déclarations et des communiqués de presse sur des faits relatifs aux droits humains pendant l’année en cours, mettent en lumière les pratiques qui ne s’arriment pas aux normes universelles des droits humains pour lesquelles le monde s’est engagé il y a de nombreuses années. Lesdits rapports contribuent à l’un des meilleurs outils de transformation: la transparence. Nous amenons également le public à s’engager à travers des séminaires et des ateliers organisés sur place, et nous envoyons des Camerounais aux États-Unis pour participer à des programmes d’échange. A l’occasion de ces voyages, des experts américains échangent avec leurs homologues camerounais pour partager les meilleures pratiques et stratégies qui permettent de faire progresser nos efforts mutuels, d’être à la hauteur de ces normes universelles, et d’éduquer les jeunes à être les leaders de demain dans ce domaine.

Le travail en faveur des droits humains n’est pas un travail aisé, mais il est absolument essentiel pour une société juste et démocratique ; et les États-Unis sont le partenaire de ceux d’entre vous qui travaillent sur cette question pour aider leurs concitoyens et leur pays. Nous vous félicitons tous pour ce que vous faites.